Les suppressions de classes envisagées à l'école René Cassin et au collège du Chamandier ont suscité de nombreuses réactions dans notre commune. Au-delà de ces situations particulières, se pose une question plus fondamentale : comment notre société choisit-elle de répondre à la baisse tendancielle du nombre d'élèves ?
Depuis plusieurs années, la chute du nombre de naissances entraîne une diminution progressive des effectifs scolaires. Face à cette évolution, l'État fait le choix de réduire les moyens consacrés à l'Éducation nationale en supprimant des classes et des postes d'enseignants.
Nous pensons au contraire que cette évolution démographique constitue une occasion unique d’améliorer notre système éducatif.
Dans un pays où les classes restent souvent chargées et où les inégalités scolaires demeurent fortes, la diminution du nombre d'élèves pourrait permettre de mieux accompagner chaque enfant, de renforcer l'apprentissage des savoirs fondamentaux et d'améliorer les conditions de travail des enseignants.
Elle faciliterait aussi l'inclusion des élèves à besoins éducatifs particuliers, notamment ceux bénéficiant du dispositif ULIS, dont l'accompagnement repose en grande partie sur la capacité des classes ordinaires à les accueillir dans de bonnes conditions.
Une autre voie est possible : celle qui consiste à mettre à profit la baisse des effectifs pour renforcer la qualité de l'enseignement. Cette ambition bénéficierait à tous : aux élèves, aux familles, aux équipes éducatives et, plus largement, à la société dans son ensemble.
À Gières, nous défendons une vision simple : l'école n'est pas une charge dont il faudrait réduire le coût. Elle est un investissement pour l'avenir. Investir dans l'éducation, c'est préparer la réussite des générations futures, renforcer l'égalité des chances et contribuer à une société plus apaisée et plus solidaire.
C'est cette conviction qui guide notre engagement pour l'école publique.























